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Bolivie - Uyuni
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de celine, 15-07-2008 |
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le bus bolivien, ca n est pas rien |

Notre etape a Unyuni ne fut pas notre favorite.
Apres 3 jours de reve dans les paysages du Sud Lipez, 3 jours a se laisser conduire par notre guide Alberto, 3 jours a se laisser servir, l arrivee dans une ville morne du bout du monde ne nous enchante guere...
Nouvelle chambre-frigo, plus pratique pour la conservation des aliments que pour passer des nuits confortables.
Nous ne resterons pas longtemps ici et nous decidons de prendre un bus pour le lendemian matin. Nous savons deja que les bus boliviens, ca n est pas rien. Ceci nous est confirme par une francaise et une belge rencontrees a la terrasse d un cafe. Elles ont tente de prendre un bus de nuit pour La Paz la veille. Ceui-ci etant tombe en panne sur le chemin, elles se sont retrouvees a faire un feu au milieu du desert en attendant un bus qui ne vint les chercher qu au petit matin...
Apres une bonne nuit de sommeil malgre le froid, nous voila donc pretes a affronter ce fameux bus bolivien, direction Sucre, avec une halte a Potosi.
A 9h30, nous chargeons nos "mochillas" dans le coffre et nous installons a nos places 3 et 4. Formidable, a l avant, ce sont celles qui offrent le plus de place. La femme de l agence de bus crie a tue tete "POTOSI-POTOSI" dans la rue pour attirer les voyageurs. Ca fonctionne... un peu trop meme. Les gens entrent dans le bus et finissent par s entasser dans l allee centrale. Un peu incredules, nous ne comprenons qu au depart du bus que ces personnes vont bel et bien faire le trajet avec nous. Et comme c est a l avant qu il y a le plus de place, c est aussi la qu il y a le plus de monde!
Et voila comment Nono se retrouve coincee entre un gamin de 10 ans plante devant elle et une mama bolivienne en chapeau melon et multi couches de jupes bouffantes, tentant deseperement de conserver un espace vital. La mama a la cane ne trouve pas le confort et cherche a gagner un bout du siege de Nolwenn, ravie de la situation! Peu enclines a passer 9h (10h30 au final) dans cette situation, nous usons de subtiles coups de fesses pour la faire bouger, au grand malheur de nos voisins americains des places 1 et 2, qui n auront pas cette audace. Au bout de quelques heures, arret pipi dans des WC sams porte. Nolwenn sera la seule a tenter, decidement vivant l aventure a fond ce jour-la!
Lors de l arret, quelques personnes sortent dejeuner a meme le sol. La vue de cette salete est assez difficile a soutenir.
Pas le temps de s appitoyer toutefois, notre attention est attiree par une dispute en quechua dont nous ne comprenons mot mais qui offre un spectacle hors du commun. Une vieille dame hurle sur sa fille, qui se dispute elle meme avec son copain. Hors d elle, la vielle bolivienne se sert de sa chaussure comme d une tapette a mouches pour eloigner un gendre qu elle semble peu apprecier.
Point positif de cet arret: quelques personnes sortent... pour en laisser entrer d autres au stop suivant.
Le spectacle n aurait ete complet si notre voisine americaine n avait fini par vomir, ecoeuree sans doute a la fois par les secousses du voyage et par l odeur nauseabonde emannant des boliviens assi derriere nous. Mous croyions avoir atteint a ce moment le sommum du trajet.
Il n en etait rien! Arrivees a Potosi, ville d une pauvrete criante, nous voila contraintes de sortir du bus pour en prendre un autre. Et la, la valse des crieuses de rue recommence: "SUCRE, SUCRE" jusqu a que le bus se remplisse. 1h15 d attente dans un bus empestant la nourriture et les odeurs corporelles et nous voila reparties.
Faut-il preciser que la quasi totalite des chemins empruntes furent des pistes peu rassurantes? Nono passera tout le trajet le nez dans ses livres (3 livres lus!) pour ne pas voir les precipices qui se dessinnent au bord des roues de notre bus.
Ajoutons a tout cela les chansons d amour en espagnol a fond les ballons pendant tout le voyage et je crois que, enfin, le tableau est complet. Une journee tres, tres eprouvante, qui se termine heureusemet dans la belle ville de Sucre, ou nous pouvons savourer un jus de fruit frais en mangeant des tacos et apprecier tout le confort d une ville ( et donc d une chambre d hotel ) moderne!
¡ Viva Bolivia ! |

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Commentaires sur cet article
Anne
Ce n'est pas gentil de ma part, et je me sens tout de même mère ingrate, mais je n'ai pas pu m'empêcher de sourire, voire de rire, en imaginant les différentes scènes de ce récit ... Nono, comme tu vas aimer mes parfums dorénavant !!!! Il fallait des étapes telles que celle que vous venez de décrire, une fois encore avec beaucoup de talent, pour vraiment réaliser votre périple de manière authentique.
J'ai hâte de lire l'étape suivante !
besos
monique
le livre de nolwenn c'était pas un beau voyage à POTOSI?en Mémée qui dégueule dans le car çà a être folklo bonjour les odeurs !!bon et que le voyage continue kénavo momo
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